
Je suis allée chercher les cendres de Corelli à la clinique vétérinaire ce matin: j’avais fait le choix d’une crémation individuelle.

Après la mort de Corelli, j’ai eu l’occasion, cette semaine, de relire un petit livre que je recommande dans les conseils de lecture et qui est très intéressant: Quand l’animal s’en va, du Dr Marina von Allmen-Balmelli (vétérinaire). Le groupe de mes 10 lapins commence à s’apaiser, mais ils ont été très agités et nerveux de mardi à vendredi. Le vétérinaire ostéopathe-homéopathe leur a prescrit un médicament l’homéopathique pour les aider. Pour Allegri (mon autre calopsitte), les deux premiers jours ont été très durs: elle ne mangeait plus, ne faisait plus sa toilette et restait prostrée à l’endroit où Corelli était morte. Elle ne se promenait plus au milieu de lapins, ne s’intéressait plus à eux et se mettait à crier dès que je ne restais pas avec elle. Heureusement, tout va mieux maintenant: j’en reparlerai dans un autre article du blog (même si c’est un site sur les lapins…)
De mon côté, c’est un peu dur également et je pense à Corelli à de nombreux moments de la journée: quand je monte l’escalier de mon immeuble et que je n’entends plus Corelli m’appeler parce qu’elle a reconnu mon pas, quand je prends une photo des lapins et que Corelli ne vient plus faire face à l’appareil photo ou jouer avec la cordelette de l’appareil, quand je fais couler de l’eau dans la cuisine ou la salle de bain et que je n’entends plus Corelli qui gazouille, quand je distribue les légumes et que Corelli n’est plus là pour se précipiter au sol et se faufiler au milieu des lapins pour avoir sa part, quand je distribue le foin et que Corelli n’est plus là pour jouer avec les brins, quand je rentre dans la pièce des loulous et que Corelli ne m’appelle pas pour attirer mon attention ou ne vient pas me réclamer des caresses en se posant sur mon épaule, ou tout simplement quand je regarde le perchoir ou le dessus de la cage et que Corelli n’est plus à côté de Allegri, etc. Deux ans d’habitudes, de petits riens du quotidien, et plein de souvenirs.
Je n’avais jamais eu d’oiseaux avant Corelli, et j’ai souvent eu l’impression qu’elle m’avait autant appris à bien m’occuper d’elle que je lui avais appris les règles de vie des animaux de compagnie à la maison: c’était un oiseau très intelligent. J’avais l’habitude de dire, il y a quelques mois encore (avant l’arrivée de Allegri, Daphné, Chloé et Virgile): j’ai 10 lapins… et une perruche calopsitte qui prend à elle seule autant de “place” que tous mes lapins. Corelli était omniprésente, perchée sur mon épaule quand je soignais les lapins malades, toujours près de moi. L’arrivée de Allegri avait forcément mis un peu de distance car Corelli était occupée à interagir avec son congénère (elle faisait l’éducation de Allegri, c’était amusant à voir), mais c’était une bonne chose pour elle et cela n’avait pas altéré notre relation privilégiée. Corelli avait su parfaitement s’intégrer dans la petite garenne, si bien que Allegri s’est également très vite habituée aux lapins. La mort de Corelli laisse un vide, mais les autres animaux sont là et réclament toujours autant d’attentions et de soins.













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